CLASSIQUES DU MARDI - téléchargez le programme
À la Maison de la Culture
Le Secteur Cinéma poursuit avec le soutien de la Cinémathèque Royale de Belgique, la saison des Classiques du Mardi avec des personnages hauts en couleur.
Le 10 avril 2012, à 12 heures et 20 heures

Midnight Cowboy/ Macadam Cowboy
États-Unis, 1969 / de John Schlesinger / avec Dustin Hoffman, Jon Voight, Sylvia Miles/ couleur / vo sous-tit. fr. / 113’
Son titre anglais désigne un « gigolo » en argot, rien de plus logique puisque le film se focalise sur un cow-boy texan (campé par Jon Voight) se rendant à New-York pour offrir ses services aux dames riches. Dans cette ville, il va accumuler les rencontres décourageantes, excepté celle avec un petit truand (rôle joué par Dustin Hoffman) dont une grande amitié va grandir. Le film est ponctué de flash-backs troublants, souvent inexpliqués. Le récit est assez cynique et sombre malgré les propos tenus par son réalisateur qui le considère comme un film optimiste. Le film obtint de nombreux prix pour sa mise en scène et son réalisme, et reçut l’oscar du meilleur film et celui du meilleur réalisateur pour le cinéaste anglais.
Ce film sera précédé d’un court métrage :
Chapeaux
Belgique, 1992 / de Benoît Feroumont / Animation / 6’
Dans une gare, un fou enlève les chapeaux des passants. L’anarchie s’installe car les chapeaux servent à cacher les pensées des gens…
Le 24 avril 2012, à 12 heures et 20 heures

Smultronstället / Les Fraises sauvages
Suède, 1957 / de Ingmar Bergman / avec Victor Sjöstrom, Ingrid Thulin, Folke Sundquist, Max von Sydow / noir & blanc / vo sous-tit. fr. / 91’
Isak Borg, septante-huit ans, a derrière lui une brillante carrière de docteur en médecine. À l’aube du jour de son jubilé, où l’université de Lund doit lui rendre hommage, le vieil homme décide soudainement de ne pas prendre l’avion comme prévu, mais de s’y rendre en voiture. Bouleversé par un rêve étrange et inquiétant préfigurant sa propre mort, Isak Borg s’aperçoit de sa profonde solitude, conséquence de l’égoïsme et de la froideur de ses rapports avec son épouse défunte et son fils unique, Evald. Au cours du trajet vers Lund, accompagné de sa bru Marianne, le vieux professeur s’humanise peu à peu, empruntant des chemins de traverse qui évoquent sa jeunesse, sa famille et son premier amour, sa cousine Sara.
Un des plus beaux films du cinéaste suédois, où un vieil homme comblé d’honneurs contemple l’échec de sa vie privée avant de trouver le chemin du coeur et, enfin, l’apaisement.
Ce film sera précédé d’un court métrage :
Tribu
Belgique, 2001 / de Joachim Lafosse / Fiction / 23’
Et si la famille cessait d’être un boulet que l’on traîne malgré soi tout au long de sa vie, dans la dépendance et le rejet ? Et si elle incarnait un peu plus, un peu mieux, sa fonction essentielle : celle d’un terreau où, à partir de ses liens de base, on pourrait s’affilier d’autres appartenances sans rien renier.
Le 8 mai 2012, à 12 heures et 20 heures

Saboteur / Cinquième colonne
États-Unis, 1942 / de Alfred Hitchcock / avec Robert Cummings, Priscillia Lane, Otto Kruger/noir & blanc / vo sous-tit. fr. / 108’
Le thème du héros faussement accusé (le wrong man), pourchassé par de multiples ennemis a longtemps fasciné Hitchcock. Que l'on pense aux espions prenant en filature Richard Hannay dans The 39 Steps ou aux inoubliables détours que prend Roger Thornhill pour se libérer des forces de l'ordre dans North by Northwest, cette thématique est omniprésente dans la carrière cinématographique d'Hitchcock, et Saboteur n'y fait pas exception.
Ce film, mélange habile entre le film de poursuite et le film d'espionnage, nous entraîne sur les traces de Barry Kane, héros injustement accusé par les forces de l'ordre du sabotage d'une usine aéronautique.
Ce film sera précédé d’un court métrage :
L'Encadré
Belgique, 1992 / de Manu Gomez / Animation / 9’
Un encadreur se sent constamment encadré par son environnement. Non seulement son travail, qui consiste à encadrer des reproductions de tableaux de maître, mais aussi sa vie et tous les gens qui l’entourent sont emprisonnés dans leur cadre respectif.
Le 29 mai 2012, à 12 heures et 20 heures

Forbidden Planet / Planète interdite
États-Unis, 1956 / de Fred M. Wilcox / avec Walter Pidgeon, Leslie Nielsen, Anne Francis couleur / vo sous-tit. fr. / 98’
Ce film de 1956, inspiré de La Tempête de William Shakespeare, conserve, malgré les années, tout son charme. Une interprétation d’assez bonne qualité, en particulier celle de Robby parfait en robot polyglotte, donne corps à l’ensemble. N’oublions pas les effets spéciaux, remarquables pour l’époque. Planète interdite reste une référence dans le cinéma de science-fiction et les décors de la cité-machine Krell deviendront une source d’inspiration pour des générations de réalisateurs (de Spielberg à Lucas, en passant par Joe Dante).
Ce film sera précédé d’un court métrage :
Le Doigt bleu
Belgique, 1987 / de Willy Kempeneers / Animation / 1’30
Les tribulations d’un doigt et d’une oreille ; il sort, se plie, s’allonge, s’enroule… C’est le doigt bleu.
Le 5 juin 2012, à 12 heures et 20 heures

Key Largo
États-Unis, 1948 / de John Huston / avec Humphrey Bogart, Lauren Bacall, Edouard G. Robinson / noir & blanc / vo sous-tit. fr. / 101’
Huis clos d'une singulière intensité, Key Largo nous emmène en Floride, où un ex-soldat (Humphrey Bogart) vient retrouver la veuve et le père d'un ami qui fut tué au combat durant la guerre en Italie. L'hôtel que tient le père est le théâtre d'événements dramatiques, car une bande de gangsters s'y est installée, bien décidée à utiliser ses otages pour couvrir sa fuite. Remarquablement adapté d'une pièce de théâtre de Maxwell Anderson par John Huston et le jeune Richard Brooks (futur réalisateur de qualité), le film établit immédiatement un climat chargé, une tension palpable, qui ne vont pas faiblir tout au long d'une intrigue à rebondissements. Le tandem formé par Bogart et Lauren Bacall fait bien évidemment merveille, face à un saisissant Edward G. Robinson, idéal interprète du malfrat sans scrupule Johnny Rocco. Ancrées dans une perspective résolue de film « noir », les contributions de Max Steiner (musique) et de Karl Freund (photographie) ne sont pas pour rien dans le pouvoir fascinant d'une oeuvre forte, où la violence latente finit par exploser.
Ce film sera précédé d’un court métrage :
Jeux de mains
Belgique, 1992 / de Guionne Leroy / Animation / 4’
Pour un potier, une motte de terre glaise n’est qu’un futur pot de fleur. Mais pour la motte de terre qui découvre la vie, sait-on si elle ne voit pas les choses différemment ?
Le 19 juin 2012, à 12 heures et 20 heures

The Footlight parade / Prologue
États-Unis, 1933 / de Lloyd Bacon / avec James Cagney, Joan Blondell, Ruby Keeler / noir & blanc / vo sous-tit. fr. / 103’
Footlight Parade est assurément un des films phares du premier âge d'or de la comédie musicale à Hollywood. Le génie de Busby Berkeley s'y déploie de formidable façon. Chorégraphe hors pair mais aussi créateur d'images inédites, il fait voler en éclats les limites de la scène théâtrale (où la plupart des « musicals » étaient montés avant d'être transposés à l'écran) au profit d'une invention formelle multipliant des angles que seule la caméra rend possibles. Le film réalisé par Lloyd Bacon fourmille de grands moments exprimant cette invention propre à celui qui va marquer la comédie musicale des années 1930. L'anecdote du scénario ne manque pour sa part pas de piquant ! On y voit en effet un producteur de spectacles à Broadway que ses investisseurs abandonnent car ils ne croient plus qu'au cinéma. Notre homme (joué par James Cagney) réagira en imaginant de somptueux numéros destinés à être présentés sur scène en prologue de la projection des films ! Mené à deux cents à l'heure, Footlight Parade communique à merveille la folle énergie du New York de l'époque (dépression économique ou pas).
Tarifs : 5 € adultes / 4 € étudiants et seniors / 3 € midi / Art 27
Abonnement (18 films) : 72 € adultes / 54 € étudiants et seniors
Abonnement (10 films au choix) : 40 € adultes / 30 € étudiants et seniors
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