Province de Namur Province de Namur

Projet de rénovation

 

La Maison de la Culture de la Province de  Namur

Accueil et Information :

Avenue Golenvaux 14
5000 Namur
Tél : 081 77 67 73
Courriel : accueil.culture@province.namur.be

  Maison de la Culture en 1964 
Maison de la Culture en 1964 

 




LA MAISON DE LA CULTURE - PROJET DE RÉNOVATION
Du 4 octobre 2011 au 15 janvier 2012

Petit rappel historique1

plan du palais de la Culture Namur Fonds Victor Bourgeois.© AAM, Bruxelles.

Fonds Victor Bourgeois © AAM, Bruxelles

Le 1er février 1944, François Bovesse, homme d’État, gouverneur de la Province de Namur mais aussi écrivain, est assassiné, à son domicile, par les nazis.
Dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, toute la population namuroise, toutes opinions politiques confondues, décide d’ouvrir une souscription et avec le fonds recueilli de fonder une Maison, un Foyer « culturel » à Namur pour y accueillir les artistes de toutes disciplines.
De cette motivation qualifiée « d’affective », la Députation permanente décide en 1956 de concrétiser cette intention, en mettant en chantier cette maison qui s’appellera « Maison François Bovesse » et d’en confier la gestion aux « Amis et disciples de F. Bovesse » et au pouvoir provincial sous la forme d’une asbl.
Sous l’influence de la politique culturelle française d’André Malraux, il est décidé en cours d’élaboration du projet, de changer l’appellation en MAISON DE LA CULTURE.
En avril 1964, André Malraux inaugure la Maison de la Culture de Bourges.
En mai 1964, la Maison de la Culture de Namur est inaugurée…
Cette Maison de la Culture est, à l’époque, un lieu de congrès, d’expositions et un théâtre (programmation et diffusion de spectacles).

La construction – l’inauguration

croquis de la Grande salle  Fonds Victor Bourgeois © AAM, Bruxelles

Fonds Victor Bourgeois © AAM, Bruxelles

Oeuvre des architectes Victor Bourgeois, tête de file du courant moderniste en Belgique, Jacques Collin, José Ledoux et, pour la décoration d’intérieur essentiellement, Georges Lambeau, cet édifice a marqué le confluent de la Sambre et la Meuse par son architecture en rupture totale avec l’imitation des styles du passé, y compris dans les jardins conçus par l’architecte paysagiste René Pechère. C’est donc une équipe renommée, marquée du sceau de l’exposition 58, qui prend en charge ce carrefour culturel.
En l’inaugurant avec faste le 24 mai 1964, le gouverneur Gruslin rendait déjà hommage aux bâtisseurs : « Cet édifice qui allie le verre à la pierre, c’est, dit-il, à deux pas de la vieille halle aux bouchers, un mariage hardi mais un trait d’union quand même entre l’oeuvre des bâtisseurs d’hier et d’aujourd’hui. Ils ont la même ferveur qui animait jadis les constructeurs de cathédrales. Nous voulons maintenant que cette maison soit un relais, à l’antenne assez élevée que pour capter la pensée mondiale. »

L’évolution

plan du Palais de la Culture Fonds Victor Bourgeois.© AAM, Bruxelles.

Fonds Victor Bourgeois © AAM, Bruxelles

C’est dans ce lieu qu’au fil des ans, il a été mis en place, en fonction de l’évolution de la société et du paysage culturel, ateliers créatifs, animations musicales, bibliothèques, expositions, projections cinématographiques…
Le festival du court-métrage Média 10-10, premier festival de cet ordre dans notre pays, y fêtera l’an prochain son quarantième anniversaire. La politique en matière d’art contemporain est reconnue internationalement. Le centre de documentation spécialisé en arts est apprécié pour la richesse de sa collection… sans parler des diffusions musicales, théâtrales, conférences…
Et en dehors de ces activités bien spécifiques, la Maison de la Culture a toujours voulu être un lieu d’accueil et de rencontres des pratiques artistiques situées sur le territoire de la province et compte le rester !
Après avoir abrité l’asbl « Centre d’action culturelle dans la province de Namur », elle est, depuis 1981, le siège du Service de la Culture de la Province de Namur.

Le projet de rénovation – 1ère phase : le marché de définition

La Province de Namur a sollicité le Service public de Wallonie afin qu’il devienne son partenaire dans un vaste projet de rénovation et qu’à la préoccupation culturelle de la Province puisse être associé le centre d’information et d’accueil du SPW à Namur.
Les missions de ces centres d’information sont, notamment à ce titre, tout à fait complémentaires à celles de la Maison de la Culture et les citoyens pourront ainsi trouver une offre de service étoffée sous un même toit. En outre, l’emménagement des deux entités dans le même bâtiment permettra à des synergies nouvelles de voir le jour, ce qui constitue un atout évident.
Vu l’étendue de ces missions, le Collège provincial et son partenaire la Wallonie ont décidé de programmer un marché de définition qui doit comprendre la rencontre avec les occupants du lieu, avec les associations culturelles, l’écoute de leurs besoins, l’analyse des contraintes urbanistiques et l’élaboration du programme précis et financier à mettre en oeuvre dans le cadre d’un vaste projet de rénovation, qui portera tant sur le bâtiment que sur son environnement (esplanade, jardin, parking arrière) et aboutira au lancement d’un projet de rénovation de portée européenne.
Le marché de définition a débuté en octobre dernier et se terminera fin du premier trimestre 2012. Il a été confié au bureau bruxello-parisien Styles Architects conduit par Maurice Culot, architecte-urbaniste formé à La Cambre, ancien élève de Victor Bourgeois, et à ses collaborateurs Jean- Paul Tournay et Alice Verlaine.

Le jardin

 le jardin en 1964                   le jardin actuellement

    Bibliothèque René Pechère Bibliotheek - Brussels - www.bvrp.net

En parallèle de cette étude, se déroule depuis quelques mois une enquête et analyse du jardin menée par AMVC (Association du Management de Centre-Ville). Cette association est le chef de file d’un projet européen Interreg « Lively Cities », qui vise à reprendre les espaces publics, en lien avec l’humain, en fonction de ses usagers actuels et potentiels.
Au niveau de la Ville de Namur, AMVC a souhaité mener une expérience pilote sur le jardin de la Maison de la Culture. L’expérience se répartit en trois phases :
2011 : analyse de l’espace et définition des éléments qui y seront tentés ;
2012 : mise en place d’actions pilotes sur l’espace, analyse des résultats des actions pilotes et échange, avec les autres partenaires européens, quant aux problèmes rencontrés et sur les solutions adoptées pour les contrer ; 2013 à 2014 : mise en lumière des bonnes pratiques en place making et place management avec la définition d’aménagements et d’une structure de gestion de l’espace – travail qui ne pourra être qu’instructif à un moment où l’on débute la réflexion liée au marché de définition de la Maison de la Culture…
Les pré-tests de l’enquête effectués sur et aux alentours du square démontrent déjà plusieurs éléments :
- tout d’abord, les Namurois sont assez attachés à l’espace et ils aimeraient pouvoir le fréquenter,
- la majorité des personnes interrogées ne se sent pas en insécurité mais est intimidée par les groupes qui squattent le square et donc préfère l’éviter. Pourtant, ils souhaitent une présence sur le terrain visant à plus de propreté, d’entretien du jardin et de sécurité de l’espace,
- les propositions évoquées (mobilier amovible, espaces de lecture etc.) semblent trouver un répondant enthousiaste…

1 Informations issues des carnets de note de la poétesse Louise-Marie Danhaive, attachée de presse lors de la construction de la Maison de la Culture, Archives Louise-Marie Danhaive, Ville de Namur, Bibliothèque communale - Centre de Ressources Historiques Namuroises (CeRHIN)


La Province de Namur en partenariat avec la Wallonie a amorcé la première phase de rénovation de la Maison de la Culture.
Cette première étape consiste en un marché de définition qui a pour objectif non pas de concevoir le projet de rénovation du lieu mais d’établir le programme du futur appel à projets européen.
L’équipe en charge de l’étude, le bureau parisien Styles Architects a rencontré, entre septembre 2011 et février 2012 les occupants, intermédiaires, partenaires… de notre lieu culturel. Maurice Culot, Jean-Paul Tournay et Alice Verlaine ont écouté, centralisé les nécessités, exigences, revendications, désirs de chacun. Des spécialistes en matière de scénographie, gestion des fluides, techniques spéciales, paysagiste, coloriste, urbaniste ont également étudié la Maison de la Culture et son environnement.
Le défi est d’importance, il convient de préparer une programmation solide, de créer une plate-forme de gestion adéquate à tous les occupants, de déterminer, d’uniformiser, de regrouper les besoins de chacun en fonction des superficies existantes et des possibilités d’extension et ce, afin de déterminer in fine un cahier des charges complet et réaliste.

Approche historique et urbanistique

L’étude historique et urbanistique menée par le bureau Styles Architects a permis de préciser que le site occupé par la Maison de la Culture a toujours joué un rôle important dans la ville.
« Pendant des siècles, il a été traversé par la rue des Bouchers, qui tire son nom de la proximité de la Grande boucherie ou Halle al’Chair. La Porte de Sambre&Meuse donnait accès depuis le chemin de halage, jusqu’à la rue des Bouchers et la Place d’Armes (…). Les destructions de la Grande Guerre, le percement de l’avenue Golenvaux dans les années 1930 et ensuite, les destructions de la Seconde Guerre mondiale ont bouleversé la structure des rues et des îlots ainsi que l’organisation du quartier. La construction de la Maison de la Culture n’a répondu que très imparfaitement au voeu exprimé par les Namurois au lendemain de la guerre de voir la rue des Bouchers rétablie dans son tracé. »1

1 -Extrait de l’étude établie par le bureau Styles Architects

deux cartes postales de la rue des Bouchers

Les divers plans retrouvés dessinés pour Namur et le site de la MCN entre 1939 et 1945 montrent que la constante est la restauration de la rue des Bouchers. Pour exemple, le premier projet d’Henri Lacoste (1940).
Les avant-projets de l’actuelle Maison de la Culture (1956) dus à l’architecte Victor Bourgeois montrent la même préoccupation de vouloir organiser le lieu avec deux entrées de pareilles importances, l’une vers l’avenue Golenvaux et l’autre vers la rue du Pont. « L’aile projetée du côté de la rue du Pont par Victor Bourgeois dès 1956 devait constituer l’entrée urbaine du site et faire pendant au parvis. Sa non réalisation a contribué à la mise à l’écart de la Maison de la Culture des courants piétonniers des vieux quartiers tandis que la démolition du quartier du Grognon entre 1968 et 1972 a créé un vide urbain et signé la dégradation des communications piétonnes avec la ville soeur Jambes aujourd’hui fusionnée avec Namur. » 2

2 -Extrait de l’étude établie par le bureau Styles Architects

premier projet de Henri Lacoste, 1940. L'architecte intègre la porte de Sambre et Meuse dans un nouveau bâtiment et il conserve la rue des Bouchers

Avant-projet de l'aile côté rue du pont imaginée par l'architecte Victor Bourgeois en 1956. Fonds Victor Bourgeois © AAM, Bruxelles

Avant-projet de l'aile côté rue du pont imaginée par l'architecte Victor Bourgeois en 1956. Fonds Victor Bourgeois © AAM, Bruxelles

Le jardin

En parallèle de cette vaste étude menée par le bureau Styles Architects, le projet Lively Cities, développé par l’AMCV (Association du management de Centre-Ville) et géré par GAU Namur grâce au cofinancement du programme européen INTERREG IVB et de la Wallonie continue.
Pour s’assurer que le réaménagement du jardin de la Maison de la Culture réponde aux attentes de ses utilisateurs, AMVC va tester un certain nombre d’actions au service des usagers, afin de repenser l’espace futur et le modeler selon leurs attentes, leurs besoins et leurs envies.
Les actions proposées sont le fruit d’une année d’analyses et de rencontres avec les utilisateurs potentiels du jardin (habitants du quartier, personnel des institutions et entreprises avoisinantes, visiteurs arrivant à Namur par cette nouvelle entrée de ville formalisée par l’office du tourisme dans la Halle Al’Chair, etc.). Un panneau d’information est placé sur l’esplanade de la Maison de la Culture afin de retracer l’histoire de ce jardin et d’informer la population des services mis à sa disposition dans les mois à venir.
À partir du 17 avril 2012, le jardin de la Maison de la Culture permettra à chacun de passer un moment de relaxation sur la plus belle terrasse de Namur.
Dans un premier temps un espace-détente modulable sera aménagé sur le haut du jardin: tables, chaises, bibliothèque extérieure, jeux, wifi, etc...
A partir de mi-mai 2012, l’esplanade devant la Médiathèque sera dédiée à des pauses repas/ café, et un horeca ambulant proposera de la petite restauration et des boissons.

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Agenda culturel

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L'Agenda du Service de la Culture est aussi disponible au format pdf...

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