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Secteur Arts Plastiques/Expositions
Contact : Jean-Michel François
Maison de la Culture de la Province de Namur
Avenue Golenvaux, 14
5000 NAMUR
Tél. : 081 77 67 73
Fax : 081 77 69 59
Courriel : arts.plastiques@province.namur.be
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Charles Drybergh
Du 23 janvier au 28 février 2010, à la Maison de la Culture de la Province de Namur
Vernissage : le 22 janvier, à 19 heures
Cette année nous fêtons le centenaire de l’abstraction picturale. C’est, en effet, en 1910 que Vassily Kandinsky réalise sa première oeuvre totalement non figurative. Afin de commémorer cet anniversaire, le Service de la Culture de la Province de Namur consacre toute sa programmation 2010 à l’art abstrait. Gestuel, lyrique ou géométrique, celui-ci sera abordé sous toutes ses formes par une série d’expositions individuelles ou collectives.
Cette année thématique sera inaugurée par trois expositions individuelles :
ESPACE MEUSE : CHARLES DRYBERGH
En 1966 s’est tenue, à la Maison de la Culture de Namur, une exposition consacrée aux jeunes peintres ostendais. Parmi ceux-ci figurait un certain Charles Drybergh (1932-1990), jeune artiste encore auréolé par son prix à la Jeune Peinture belge (1961). Cette initiative du Service de la Culture visait à révéler au public namurois les artistes du nord tandis que l’opération inverse était exécutée au même moment à Ostende. Aujourd’hui, Charles Drybergh est quelque peu tombé dans l’oubli au sud du pays. En cause, peut-être, la personnalité secrète de cet artiste qui n’écrivait pas sur son travail et aimait encore moins en parler. Personnage tourmenté à la santé fragile, Charles Drybergh a laissé une oeuvre singulière qui est marquée par plusieurs stades d’évolution. Sa carrière de peintre démarre véritablement à la fin des années 1950. Son travail passe alors du simple loisir à une activité professionnelle.

Charles Drybergh, sans titre, huile sur toile, 140 x 129 cm, 1969
L’artiste débute dans un style plutôt lyrique. Sa peinture évolue vers l’abstraction et rappelle celle d’Englebert Van Anderlecht, de Serge Vandercam ou d’Antoine Mortier. Charles Drybergh est repéré par la Galerie Le Zodiaque à Bruxelles qui accueille sa première exposition personnelle en 1956. Cinq ans plus tard, il gagne successivement le Prix de la Jeune Peinture belge et le Prix d’Ostende. Ceux-ci lui apportent une certaine notoriété, Dans un article publié dans Vers l’Avenir, le critique Georges Fabry écrit qu’avec Charles Drybergh, « nous tenons la révélation du Salon. »
Après 1969, Charles Drybergh se tourne vers une figuration pop. Il passe ensuite des moments difficiles où il se replie davantage sur lui-même. Un passage à vide qui se traduit en peinture par un retour à l’abstraction gestuelle du début. En proie à une grave dépression, l’artiste sombrera ensuite dans la solitude et l’alcoolisme.
L’exposition namuroise est entièrement dévolue à cette période abstraite. Elle est l’occasion de (re)découvrir cet artiste dans l’un de ses meilleurs moments de création. La sélection d’oeuvres présentées permet de saisir les multiples variations qui existent au sein de ses peintures abstraites ; des toiles en noir et blanc, au style plus graphique, aux oeuvres tourmentées de couleurs vives.
Ouvert tous les jours , de 12 heures à 18 heures
Dossier pédagogique à télécharger
Photo du haut de la page :
Charles Drybergh, sans titre, encre de Chine sur carton, 49,8 x 55,5 cm, 1962
POINT VIDÉO
Du 23 janvier au 28 février 2010, programmation spéciale "l'art abstrait a 100 ans"
Documentaire/Jackson Pollock - France - 10' - 1951
Durant l’année 2010, la programmation du point vidéo sera également consacrée à l’art
abstrait. En collaboration avec le Centre du Film sur l’Art, nous vous proposons trois documentaires sur trois grandes figures de l’abstraction picturale : Vassily Kandinsky, Kasimir Malevitch et Jackson Pollock.
Cette programmation débutera avec un film de dix minutes sur Jackson Pollock. Dans ce documentaire, les réalisateurs Paul Falkenberg et Hans Namuth filment l’artiste au travail. Ce petit film passionnant nous plonge directement dans le processus de création de Jackson Pollock et de son fameux « dripping ».