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Musée provincial Félicien Rops
Contact : Véronique Carpiaux
Rue Fumal, 12
5000 NAMUR
Tél. : 081 77 67 55
Fax : 081 77 69 25
Courriel : rops@ciger.be
Internet : www.museerops.be
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AU CREUX DE LA MANIÈRE NOIRE
ANNE DYKMANS, MARIA PACE ET CHRISTINE RAVAUX
Du 12 juin au 30 août 2010, au Musée provincial Félicien Rops
Après avoir ouvert ses cimaises à des présentations monographiques de graveurs, le Musée provincial Félicien Rops souhaite initier un cycle d’expositions consacré à une technique de gravure en particulier. La manière noire s’invite donc pour cette exposition d’été.
Mise au point en 1642 par l’allemand Ludwig von Siegen, la manière noire fait partie des techniques de gravure en creux.
Certaines planches de Rembrandt montrent qu’il n’hésite pas à strier la plaque, déjà ébauchée, par des traits de pointe sèche, créant ainsi un réseau de lignes sur lequel il revient ensuite au grattoir. Cette méthode est dénommée « méthode du clair-obscur » et a très probablement permis la découverte de la technique de la manière noire au XVIIe siècle.
Nécessitant un long et fastidieux travail de préparation, la manière noire donne aux oeuvres un aspect velouté, une finesse de traits qui se prête à l’interprétation de la peinture, dont elle parvient à rendre fidèlement les effets de lumière. Fortement développée en Hollande et en Angleterre, au point qu’on la nommera « gravure à la manière anglaise », elle connaît son apogée aux XVIIe et XVIIIe siècles, avant de décliner au profit de l’aquatinte et de la photographie.
De nos jours, la manière noire est peu pratiquée mais certains artistes l’affectionnent pour son langage esthétique.

Christine Ravaux, Contre vents et marées I , 1994
L’exposition présente une brève introduction historique, puis le travail de trois artistes de la Communauté française : Anne Dykmans , Maria Pace et Christine Ravaux.
L’audio-guide (iPod Touch) présente une séquence filmée dans l’atelier des artistes et permet de parcourir l’exposition au son de la performance musicale de Cécile Broché, spécialement créée pour le vernissage, et des mots de Nicole Malinconi. Disponible au prix de 2 €.
Catalogue de l’exposition : Au creux de la manière noire, textes de Gabriel Belgeonne et Nicole Malinconi, éditions Tandem, textes en français, 80 pages, 50 illustrations, prix 15 €.
Ouvert du mardi au dimanche (également les lundis en juillet et août), de 10 heures à 18 heures
Tarif : 3 € - réductions : 1,50 € et 1 € pour les écoles - gratuit
pour les moins de douze ans
Réservation visites guidées : T. 081 77 67 55
PERFORMANCE MUSICALE DE CÉCILE BROCHÉ
Le 11 juin 2010, à 18 heures 30.
Dans le contexte de son exposition temporaire consacrée à la manière noire, le Musée Rops a demandé à Cécile Broché de créer une pièce musicale originale et de l’interpréter le soir du vernissage.
Namuroise d’origine, celle-ci est une musicienne atypique, qui parcourt le monde et les arts. Elle a commencé le violon à l’âge de quatre ans, avec Madame Bauwens à l’école des Soeurs de Notre-Dame de Namur, une école qui avait eu l’excellente idée de proposer des cours de violon pendant la récréation... Puis, ce fut le conservatoire : Namur, Bruxelles, une année aux États-Unis, puis Liège à l’époque d’un grand monsieur, Henri Pousseur. Là, des rencontres : Garrett List, Jean-Pierre Peuvion, Frederic Rzewski. Ensuite, la découverte de New York, sa scène avant-garde, la musique improvisée, le jazz. L’école Didier Lockwood à Paris. Les allers et retours entre Bruxelles et New York. Les résidences : au Centre de Recherche à Liège, à la Cité des Arts de Paris, Music OMI aux USA... De concert en concert, de recherche en recherche, le violon électrique est devenu le compagnon incontournable de Cécile Broché. Un nouveau monde s’ouvre, qui se laisse d’ailleurs volontiers inspirer par d’autres formes artistiques. Ici, les gravures exposée d’Anne Dykmans, Maria Pace et Christine Ravaux sont mises en sons, soulignant les rythmes, les matières, les sensations. Trois personnalités différentes, autour d’un thème unique : la manière noire. La musique tisse un « trialogue » sous forme de pièces musicales contrastées pour exprimer les trois approches singulières du travail plastique qui se parlent, se répondent, s’ éclairant l’une l’autre dans le cadre de l’exposition.