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Secteur
Arts Plastiques/Expositions
Contact :
Michel Mineur
Maison de la Culture de la Province de Namur
Avenue Golenvaux, 14
5000 NAMUR
Tél. : 081 77 53 17
Fax : 081 77 69 59
Courriel : arts.plastiques@province.namur.be
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AU TOUR DE L'ARBRE
À Dinant, du 24 avril au 24 mai 2009, au Centre Culturel Régional de Dinant, Rue Grande, 37
T. 082 21 39 39 - contact : Marie-Christine Lismont
Tout naturellement, la représentation de l’arbre dans l’art se confond avec l’histoire du paysage.
A la fin du Moyen Age et à la Renaissance, l’arbre n’est qu’un élément décoratif (l’arrière d’un portrait par exemple) ou symbolique.
Même si le paysage prend plus d’importance à la suite de Patenier, ce n’est encore jusqu’au XIXe siècle qu’un magnifique écrin pour des scènes mythologiques ou historiques. La nature y est recomposée en chambre, feuille par feuille, branche par branche, de manière convenue.
Une éclaircie cependant, le Lorrain Claude Gellée, exilé à Rome au XVIIe siècle, laisse passer dans ses arbres un frémissement qui sent déjà plus le grand air que l’air tiède et confiné de l’atelier.
A la même époque, les Pays-Bas, qui ont opté pour le protestantisme, ne s’intéressent plus aux grandes machineries religieuses ou historiques. Les peintres hollandais, faute de commandes, se spécialisent par genres : marines, portraits individuels ou de confréries, animaux, natures mortes. Et bien sûr, le paysage. Jacob Ruysdael est le maître de la scène champêtre avec arbres, même si trop de troncs tortueux, d’éléments pittoresques encombrent encore ses compositions.
Il faudra attendre le XIXe siècle pour que l’artiste passe définitivement de l’atelier en plein air. Plusieurs raisons techniques favorisent ce déménagement : l’invention de chevalets légers, pliables et de tubes de couleurs prêts à servir.
Théodore Fourmois est un des premiers peintres belges à mettre véritablement le nez dehors, à observer et retranscrire la nature de manière naturelle. Il est suivi par des hordes d’artistes qui envahissent les bois et les plaines (autour de Tervueren ou en Campine), les fleuves et les rivières (aux environs d’Anseremme).
Grâce aux chemins de fer, le tourisme naissant change les goûts d’une nouvelle clientèle, plus bourgeoise et plus hédoniste.
Au tournant du siècle, l’impressionnisme éclaircit les tons, divise la touche.
La Grande Guerre, l’essor de la photographie, de nouvelles expériences formelles – malgré d’intéressantes recherches – marquent la fin des beaux jours du paysage (mais aussi des marines, des natures mortes, du portrait).
Après plusieurs vagues constructivistes, abstraites ou conceptuelles, les artistes regardent aujourd’hui la nature et les arbres comme un sujet neuf, l’esprit lavé de tout soupçon d’imitation du passé. Il s’agit plus de démarches individuelles et personnelles que d’une école ou d’une mode.
Il est étonnant de constater qu’un des principaux animateurs et rénovateurs de la gravure en Scandinavie, le Suédois Svenrobert Lundquist, se soit presque exclusivement cantonné dans le paysage.

Svenrobert Lundquist
L’approche de Jacky Lecouturier est en rapport direct avec la nature qu’il capte avec une précision d’entomologiste, même s’il compose sa photo comme une œuvre abstraite. On peut faire le même constat (précision, mise en page) d’Elzbieta Bocianowska qui grave la forêt polonaise.
Daniel Fouss est un promeneur attentif, l’appareil photographique à la main : « Mon travail s’apparente à de la cueillette, je n’ai pas le côté prédateur d’un chasseur poursuivant son sujet. »
Comme un prolongement logique de ses installations végétales, Bob Verschueren réalise ses « phytogravures » à partir d’empreintes de plantes. Une manière de redynamiser les herbiers de notre enfance.
Pour observer, dessiner et peindre les arbres, Alexandre Hollan se replie dans sa cabane de la garrigue, l’été. Il complète ses observations dans son atelier parisien, en hiver. Son travail se traduit en une sorte de calligraphie ou par des masses à contre-jour empêchant la lumière de passer. Des silhouettes d’arbres.
Cette exposition itinérante est conçue par le Service de la Culture de la Province de Namur à l’occasion de l’Année de l’Arbre. Les œuvres proviennent de collections privées et du Musée du Petit Format.
Parmi les artistes exposés : Elzbieta Bocianowska, Gisbert Combaz, Auguste Donnay, Théodore Fourmois, Daniel Fouss, Claude Gellee, Adrien-Joseph Heymans, Alexandre Hollan, François Lamoriniere, Jacky Lecouturier, Svenrobert Lundquist, Jacob Ruysdael, Guillaume Van Strydonck, Bob Verschueren…