LE TERRITOIRE
Avec 3.666 km², le territoire provincial représente 21.7 % de la
surface de la Wallonie et 12.0 % de celle de la Belgique. La superficie
communale moyenne est de 96 km².
LA POPULATION
La province est une des moins peuplées de Belgique avec 4.3 % de la
population belge et 13.4 % de la population wallonne. La densité
moyenne de la population y est également faible puisque de 122
habitants/km².
Élément positif, la province a connu une belle croissance démographique au cours de la décennie.
Qui plus est, les jeunes (0 – 18 ans) représentent quasi 23 % de la
population totale, chiffre particulièrement élevé dans notre pays. Sur
le long terme, l’existence de ce «réservoir humain» est de nature à
contribuer à la consolidation de la population potentiellement active
et, dès lors, à la dynamique économique.
Comme ailleurs dans le pays, ce sont les ménages privés de deux
personnes qui sont les plus nombreux dans la province. Néanmoins, si
l’on cumule les ménages d’une seule personne, l’ensemble représente
partout un chiffre supérieur.
Le revenu annuel moyen provincial par déclaration fiscale (23.778 ¤)
est un peu supérieur à la moyenne régionale (23.265 ¤) mais reste
inférieur à la moyenne nationale (24.692 ¤). De manière générale, ce
sont les Communes du nord et proches du Brabant Wallon qui affichent
les revenus les plus élevés, le sud des arrondissements de Dinant et de
Philippeville restant le «parent pauvre».
LA DYNAMIQUE ECONOMIQUE
Le taux d’occupation des parcs d’activités économiques de la province
est élevé avec une moyenne supérieure à 82 %, une série de zones,
particulièrement dans l’arrondissement de Namur, affichant même complet
ou quasi complet. C’est dire l’attraction que nos infrastructures
exercent sur les entreprises tant locales qu’étrangères ou issues
d’autres régions du pays.
L’investissement des entreprises a fortement progressé au cours du
temps. A souligner le caractère particulièrement vigoureux de celui-ci
dans l’arrondissement de Namur.
Le produit intérieur brut de la province repose, pour plus de 70 % sur l’activité développée dans cet arrondissement.
La province exporte, avant tout, vers les 4 pays limitrophes. De même,
constate-t-on une croissance notable des exportations namuroises vers
les autres États membres de l’Union européenne, à partir de 1998.
Le tissu productif namurois est essentiellement constitué d’entreprises
de petite dimension. Dans les arrondissements du sud, les activités
sont plutôt de nature «labour intensive» (éducation, soins de santé,
construction), l’arrondissement de Namur étant, par contre, nettement
orienté vers des branches de services plus «capital intensive»
(activités financières, immobilier, location, services aux entreprises).
L’EMPLOI
Sur la période 1994 – 2002, la croissance générale de l’emploi salarié
est supérieur en province de Namur (+ 22 %) qu’en Wallonie (+ 7.9 %),
grâce à un développement plus marqué du tertiaire chez nous (80.6 %
contre 76.4 % en Région Wallonne).
Si le secteur des services a la «cote» dans notre province, il en est
de même des entreprises de tailles petite et moyenne (- de 50
travailleurs), qui représentent plus de 96 % de l’ensemble des
entreprises établies chez nous.
Du côté de l’emploi indépendant, le tertiaire arrive également en tête
(65.8 %), tandis que la position des secteurs primaire et secondaire
s’est amenuisée au fil du temps. De 1994 à 2002, l’emploi indépendant a
également légèrement augmenté dans la province (+ 2.3 %) alors qu’il
est resté stable en Wallonie (- 0.5 %).
LE CHOMAGE
Si, depuis 1995, le chômage est en régression, les années 2002 et 2003
sont le reflet de la dégradation généralisée du marché de l’emploi.
Sources: BEP