Namur: la première Province à disposer d'un Contrat d'Avenir
Le Collège provincial l'avait annoncé dans sa déclaration de politique générale en janvier dernier. Six mois d'un travail intense auront été nécessaires pour aboutir à la conclusion du Contrat d'Avenir. Six mois d'une collaboration étroite avec l'administration provinciale, six mois qui auront également fait place à une large concertation avec les partenaires de la Province.
La démarche reposait sur cette question simple : quelle sont, pour chacun de ses secteurs d’activités, les métiers de base de la Province ? Où est-elle la plus performante, quelles sont les activités à renforcer, celles qu’il convient d’adapter davantage aux besoins de la population ?
Ces questions ont été posées autour de trois axes dans lesquels la Province doit s’inscrire : coordonnateur, fédérateur et facilitateur d’actions innovantes.
La réflexion a été menée sans aucun tabou. Tout a été passé à la loupe, discuté, débattu pour aboutir au document que vous tenez entre les mains.
De quoi se compose ce document ?
D’abord d’une brochure qui synthétise d’une part la vision stratégique du Collège pour chaque secteur d’activités et d’autre part des orientations plus précises qui permettent la mise en œuvre de cette vision. Ces orientations ont été élaborées en concertation avec les partenaires de l’institution.
Un ensemble de fiches ensuite qui représentent chacune une activité développée par la Province. Ces fiches décrivent la mission, les partenaires, les publics cibles, mais surtout les objectifs opérationnels à atteindre d’ici 2012.
C’est évidemment ici que le Contrat d’Avenir prend tout son sens puisqu’il s’agit d’un plan d’actions très concret, évaluable tous les dix-huit mois par la population…et le Conseil provincial. L’engagement que prend le Collège n’est donc pas anodin.
Sur le fond, quel est le contenu du Contrat d’Avenir provincial ?
Pour le secteur dit médico-social, la politique provinciale s’articulera autour de trois pôles : un pôle action sociale, un pôle santé et un pôle logement.
A titre d’exemples d’activités qui seront menées dans le cadre de cette nouvelle organisation, on citera :
- en action sociale, la création d’un dispositif intégré visant la prise en charge de l’ensemble des situations d’urgence à partir d’un centre de réponse interactif.
- en santé, sur base de l’expérience acquise par nos services de santé mentale et nos centres PMS, un service spécialisé en problématiques infantiles sera constitué.
- en matière de logement, la politique d’octroi de prêts complémentaires à la construction et la rénovation de logements sera revue dans un quadruple objectif d’offrir l’accès à la propriété, d’améliorer l’habitat, de protéger l’environnement et d’entraîner des économies d’énergie.
Pour le secteur de la culture : la définition d’un nouveau projet global qui vise en priorité les jeunes et les nouveaux publics, c’est-à-dire les publics défavorisés. La volonté est de permettre à chacun d’accéder à la culture, d’y trouver un épanouissement, de se construire en tant que citoyen actif. Ces nouvelles orientations permettront de mettre sur pied des projets éducatifs pour chaque activité culturelle qui se déroulera à la Maison de la Culture ou en décentralisation. Outre les expositions d’art contemporain ou le théâtre, c’est en musiques actuelles et en éducation à l’image que la Province mettra prioritairement l’accent.
Autre nouveauté : la création d’un département environnement
Par le biais de ce département et du nouveau service environnement, la Province de Namur souhaite élaborer et développer un plan provincial d’actions de développement durable pour l’environnement dont l’objectif consiste à améliorer le cadre de vie et à prendre en compte de façon transversale les aspects environnementaux.
Il s’agira de définir une ligne de conduite environnementale dans le but de mieux coordon-ner les actions menées au sein des différents services provinciaux (audits énergétiques, plan de mobilité, amélioration du cadre de vie, …), de fédérer les actions de ses partenaires (contrats de rivières, INASEP, BEP, …), de développer et soutenir des actions innovantes (utilisation rationnelle de l’énergie, numéro vert environnement, …).
En ce qui concerne l’enseignement, la volonté est évidemment de continuer à exceller dans les formations que la Province dispense, en hôtellerie, en agronomie, en soins infirmiers, en secrétariat de direction, etc. Mais au-delà, le Collège décide de renforcer l’enseignement de promotion sociale et la formation des agents des pouvoirs locaux. La Province sera à l’initiative, par exemple, des plans de formations continuées à destination des agents des 38 communes qui composent son territoire. Elle s’attachera ainsi à améliorer la qualité du service rendu au public en perfectionnant la pratique et la formation des agents des administrations et des pouvoirs locaux.
Avec son Bureau économique, la Province poursuivra une politique économique dynamique, soucieuse de la qualité de vie et s'inscrivant dans une optique de développement durable et équilibré. Par la promotion de l'esprit d'entreprendre, la créativité et l'innovation, l'ouverture aux nouvelles technologies et l'internationalisation des entreprises, la Province veillera à un développement territorial équilibré, ainsi qu'à inscrire son développement en appui et en complémentarité des politiques de la Région et de l'Europe. Elle favorisera, ou mieux, elle organisera des partenariats et des synergies pour stimuler une dynamique de projets et de création d'activités nouvelles. Elle mobilisera toutes les énergies afin d'assurer une reconnaissance indispensable de la province de Namur dans le cadre des programmes européens, par des projets pertinents et porteurs de développement.
Un mot enfin sur le tourisme.
La politique touristique provinciale s’est donnée pour objectifs de positionner la province de Namur «Pays des vallées » comme destination de choix en matière d’excursions et de courts et moyens séjours et de renforcer son identité territoriale par le développement d’un politique d’excellence (label « Esprit Pays des Vallées »).
Au travers d’un schéma-directeur de développement du tourisme à sept ans (2005-2012), il s’agira de structurer une offre touristique cohérente et concertée avec tous les partenaires du secteur.
Pas d’activités de qualité sans une administration de qualité ! Le Contrat d’Avenir provincial prend aussi l’engagement de moderniser et de professionnaliser le fonctionnement de l’institution.
Le document qui vous a été remis expose en détails l’ensemble de ces mesures.
Le CAP, la fin d’un processus ? Non, le début ! Le Contrat d’Avenir est un projet vivant, qui s’enrichira des débats au Conseil, du return de nos partenaires et de l’organisation, dès septembre prochain, de rencontres citoyennes.
La Province sort de ses murs, des carcans et des clivages. Alors oui, décidément, les beaux jours de l’institution provinciale sont encore à venir !