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Valery Zuinen, greffier provincial

Daniel Goblet était parti en décembre 2010, David Verhoeven avait assuré l'intérim, Valery Zuinen a repris le flambeau.


À 37 ans, Valéry Zuinen, licencié en sciences politiques de l'ULB en 1996, ancien chef de cabinet du député-président Dominique Notte, est donc le nouveau greffier provincial. Après une procédure de concours ouverte à l'extérieur de l'institution provinciale et sanctionnée par un jury indépendant, il a prêté serment devant le Conseil provincial le 27 mai dernier et pris aussitôt ses nouvelles fonctions dans lesquelles il assurera l'interface entre les organes politiques et l'administration provinciale.

Originaire de Charleroi, Valéry Zuinen a mené toute sa carrière dans le service public, auquel il est profondément attaché  : attaché au cabinet du ministre du budget de la Région wallonne où il était chargé  de la mise en œuvre du Fonds social européen en Wallonie et  d’un rôle de conseiller à la présidence de la Chambre des Régions au Conseil de l'Europe (jusqu'en 1998), attaché à la délégation wallonne de l'Union européenne sur les dossiers environnement et agriculture jusqu'en 1999, conseiller du ministre-président du Gouvernement wallon, responsable de la Cellule Europe, intra-belge et internationale (jusqu'en 2004), délégué Wallonie-Bruxelles aux Droits de l'Homme, de 2004 à 2007. Il a quitté cette fonction pour rejoindre la Province de Namur.
Pour la petite histoire, il a aussi été classé deuxième au concours visant à désigner le greffier du Parlement wallon.

Pour Valéry Zuinen, la Province reste une institution extraordinaire qui  offre une proximité avec le citoyen  et donc de prendre en compte, de manière très directe, l'impact sur la population d'une action menée, d'une initiative prise, tout en maintenant un degré de conceptualisation. Une position  où on peut travailler dans la recherche de l'intérêt général, véritable leitmotiv du nouveau greffier. Les menaces qui pèsent sur l'institution ? Il les voit plutôt comme un défi à relever, comme une stimulation de plus dans ce nouvel emploi :  Supprimer l’institution provinciale à Namur serait carrément suicidaire. Par son autonomie fiscale et sa part du fonds des provinces, la Province permet un juste retour sur son territoire de ces moyens financiers, ce qui ne serait jamais plus garanti si la Province venait à disparaître. D’un autre côté, l’institution doit montrer sa  modernité, elle  doit prouver qu'elle a des services efficaces. Je suis particulièrement  attentif   aux démarches que nous menons en partenariat avec les communes. La mobilisation doit être totale autour de cet objectif prioritaire. C'est en démontrant cette valeur ajoutée que la Province peut apporter aux communes que nous légitimerons, je l’espère une fois pour toutes, son existence.


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