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L'Economie
Ces deux tableaux illustrent l’évolution entre 1990 et 2004 du nombre d’implantations et d’emplois dans nos zones d’activités économiques, avec élimination des dossiers abandonnés, d’où la faible progression apparente entre 2002 et 2004, les dernières corrections ayant été effectuées en 2003.
Le taux d’occupation moyen de nos 24 zones est de quelque 80 % : 71.3 % dans l’arrondissement de Dinant (7 zones), 83.4 % dans celui de Namur (15 zones) et de 75.2 % dans celui de Philippeville (3 zones).
11 de ces zones sont saturées ou en voie de l’être (+ de 90 % d’occupation), dont 9 dans l’arrondissement de Namur. C’est dire toute l’importance, pour le développement économique dans la province, de la création de nouvelles zones ou de l’extension de zones existantes.
Selon l’annuaire statistique 2002 (chiffres 2000) de l’IWEPS (Région Wallonne), les secteurs les plus représentés sur nos zones étaient, par ordre décroissant, la construction, la fabrication de produits minéraux non métalliques, le commerce de gros, la santé et l’action sociale, ainsi que la vente et la réparation de véhicules automobiles.
La même source confirme que les PME sont reines en province de Namur : en 2000, elles représentaient, en effet, 93 % des entreprises implantées sur nos zones d’activités et occupaient quasi 50 % de la main d’œuvre y employée. Elles comptaient pour 14.7 % du total des entreprises des parcs wallons et elles occupaient 9.3 % du total de l’emploi sur ces mêmes parcs.
Aux dires de la Banque Nationale de Belgique (*), la politique menée par le Bep, en particulier, au travers de la création de parcs d’activités, a contribué à la croissance de l’économie provinciale. Si, à fin 2001, 679 entreprises étaient implantées dans nos zones et ne représentaient de 8.5 % des entreprises recensées dans la province, leur poids dans l’activité économique était important puisqu’elles occupaient alors 40 % des travailleurs actifs dans les entreprises namuroises.
Cette action tend à orienter le tissu provincial vers des activités à haute valeur ajoutée et contribue sensiblement à l’entrée dans le Namurois d’investissements directs en provenance de l’étranger.
L’attraction internationale des parcs namurois (et l’impact positif qui en découle du point de vue de la valeur ajoutée et de l’emploi) se double d’un attrait auprès des entreprises d’autres régions ou sous-régions de Belgique, Bruxelles, Flandre et provinces limitrophes. Pour les entreprises du Brabant wallon, l’établissement en province de Namur est moins coûteux tandis que certains parcs offrent l’avantage de la proximité pour les firmes liégeoises et hennuyères.
EVOLUTION DU TISSU PRODUCTIF NAMUROIS (*)
Depuis le début des années ’90, le nombre de sociétés ayant leur siège social en province de Namur a progressé, en moyenne, de 350 unités par an. Plus de 60 % d’entre elles sont établies dans l’arrondissement de Namur.
De manière générale et, plus particulièrement, dans les arrondissements du sud, le tissu productif namurois est constitué d’activités plutôt «labour intensive», ce qui est dû à la structure de leur économie fortement orientée vers les activités tertiaires non marchandes (éducation, soins de santé) et secondaires (notamment, construction) dont certaines sont particulièrement intensives en main d’œuvre. De son côté, l’arrondissement de Namur est fortement spécialisé dans des branches de services plus «capital intensive» (activités financières, immobilier, location, services aux entreprises).
En outre, l’internationalisation de la détention du capital des entreprises namuroises tend également à orienter le développement du tissu productif vers des activités à plus haute valeur ajoutée.
L’investissement des entreprises a fortement progressé de 1995 à 2001. Ce regain de dynamisme s’inscrit dans une tendance plus générale observée en Wallonie et en Belgique. A souligner son caractère particulièrement vigoureux dans l’arrondissement de Namur.
L’analyse de l’évolution du produit intérieur brut confirme tous les autres indicateurs : l’arrondissement de Namur compte pour plus de 70 % du PIB de la province, celui de Dinant pour un peu moins de 19 % et celui de Philippeville «naviguant» autour de 10 %.
Quant on examine l’orientation géographique des exportations namuroises (situation 2002 – montants en millions €), on constate que nos entreprises exportent, avant tout, vers les 4 pays limitrophes, la France arrivant en tête (373.7 millions), suivie par les Pays-Bas (175 millions), l’Allemagne (190.9 millions) et le Royaume-Uni (167.3 millions). A partir de 1998, les exportations vers les autres États membres de l’Union européenne ont notablement augmenté (411.9 millions en 2002).
Sources : BEP
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