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La population
Au 1e janvier 2004, la province de Namur comptait 452.856 habitants. Elle est une des moins peuplées de Belgique, après le Luxembourg (254.120 habitants) et le Brabant Wallon (360.717 habitants) : 4,4 % de la population belge et 13,4 % de celle de la Région Wallonne.
L’arrondissement de Namur abrite quasi 64 % des habitants de la province, dont 23.5 % pour la seule ville de Namur. Celle-ci est d’ailleurs la seule Commune namuroise à abriter plus de 100.000 habitants (106.213 personnes et 8e parmi les Communes les plus peuplées du pays). Hors Namur, 5 Communes comptent plus de 15.000 habitants, dont 4 dans l’arrondissement de Namur (Andenne, Gembloux, Jemeppe-sur-Sambre et Sambreville) ainsi que Walcourt dans celui de Philippeville.
Dans la province, les Namurois en âge d’activité professionnelle (20-64 ans) comptent pour pas loin de 60 % de l’ensemble de la population. Celle-ci présente de fortes différences, non seulement entre les hommes et les femmes (en raison d’espérances de vie différentes) mais également entre les Communes.
En règle générale, elle est relativement plus élevée dans les Communes situées autour de deux axes, l’un allant d’Eghezée à Philippeville et l’autre de Gembloux à Rochefort. En revanche, elle est relativement peu importante dans les Communes limitrophes de la «Botte de Givet» et, dans une moindre mesure, de la province de Liège.
Les jeunes (0-19 ans) représentent 25 % de la population, soit un chiffre particulièrement élevé. Dans une perspective à plus long terme, l’existence de ce «réservoir humain» est certainement de nature à contribuer à la consolidation de la population potentiellement active et, dès lors, à la dynamique économique.
Les seniors (65 ans et plus) comptent, pour leur part, pour 16.4 % de la population de la province.
C’est l’arrondissement de Namur qui, proportionnellement, compte le plus grand nombre d’habitants en âge de travailler (59.1 %) et le moins de seniors (16 %). Sur Dinant, les jeunes dépassent les 25 % de la population totale mais les seniors y sont également et proportionnellement plus nombreux qu’ailleurs dans la province (17.3 %).
La densité de la population namuroise est faible (123 habitants/km²), voire la plus faible de Belgique (340 habitants/km²) et de Wallonie (201 habitants/km²), juste après le Luxembourg (57 habitants/km²).
Des 3 arrondissements, c’est celui de Namur qui a la densité la plus élevée (248 habitants/km²) pour un territoire qui ne représente pourtant que 31.7 % de la superficie provinciale. C’est aussi dans l’arrondissement de Namur que l’on trouve les deux Communes avec la plus forte densité de population : Sambreville (793 habitants/km²) et Namur (603 habitants/km²).
A l’opposé, c’est dans le sud de l’arrondissement de Dinant que l’on trouve les Communes avec la plus faible densité de population : Bièvre et Vresse-sur-Semois avec 28 habitants/km² et Gedinne avec 29 habitants/km².
Ce sont les ménages privés d’une personne qui sont les plus nombreux dans la province (31.9 %), comme en Wallonie (33.6 %) et en Belgique (32.7 %). Partout, ils sont immédiatement suivis par les ménages de deux personnes. Quant aux ménages de 5 personnes et plus, ils ne représentent, ensemble, qu’à peine plus de 8 % du total des ménages de la province, 7.2 % au niveau wallon et 7 % au niveau belge.
Après le Brabant Wallon (+ 16.1 %), le Luxembourg (+ 10.7 %) et le Limbourg (+ 8.7 %), c’est Namur qui a connu, de toutes les provinces belges, la plus belle croissance démographique au cours de la période 1990-2003 (+ 8.1 %).
Cette évolution se confirme au niveau des arrondissements de Dinant (+ 10 %) et de Namur (+ 7.8 %), la croissance dans celui de Philippeville (+ 6.7 %) étant moins marquée, tout en restant supérieure à celle de la Belgique (+ 4.7 %), de la Flandre (+ 5.1 %) et de la Wallonie (+ 4.5 %).
Cette évolution particulièrement positive est essentiellement liée au solde migratoire, les mouvements naturels (naissances et décès) ayant une incidence plus accessoire.
L’importance de ce solde migratoire traduit l’attrait qu’exerce notre province sur de nouveaux habitants et influence, plus que favorablement, le potentiel de développement de ses pôles économiques et résidentiels, et ce, dans une région qui dispose, en outre, d’une forte population jeune.
La croissance de la population de la plupart des centres résidentiels importants est inférieure à la moyenne provinciale. En revanche, les plus fortes progressions sont observées dans les Communes de taille plus réduite et où, généralement, la densité de la population est relativement faible.
Le revenu annuel moyen provincial par déclaration (23.778 ¤) est un peu supérieur à la moyenne régionale (23.265 ¤), mais nettement inférieur à la moyenne nationale (24.692 ¤). Sans atteindre le niveau flamand (25.565 ¤), c’est l’arrondissement de Namur qui a le revenu annuel moyen par habitant le plus élevé (24.575 ¤).
Par ordre décroissant, les Communes les plus «riches» sont La Bruyère (28.455 ¤), Gembloux (28.214 ¤), Fernelmont (27.200 ¤), Assesse (26.992 ¤) et Profondeville (26.740 ¤).
A l’inverse et par ordre croissant, les Communes les plus «pauvres» sont Vresse-sur-Semois (19.745¤), Viroinval (19.750 ¤), Hastière (19.777 ¤), Bièvre (19.840 ¤) et Sambreville (20.223 ¤).
De manière générale, les écarts entre les Communes du nord et du sud sont significatifs, Sambreville étant l’exception qui confirme la règle.
De même, ce sont les Communes proches du Brabant Wallon et voisines de Namur qui affichent des revenus plus élevés que la moyenne provinciale et régionale.
Sources : BEP
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