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Date de publication
08
Fév
2017

Forum transfrontalier sur la pénurie de médecins

Limitation du nombre d'étudiants en médecine, numerus clausus, examen d'entrée, réduction du nombre de numéros Inami délivrés… les sujets font la une des journaux alors que, paradoxalement – mais on en parle moins, nous manquons cruellement de médecins, particulièrement en zones rurales. Raison pour laquelle la Province de Namur, en partenariat avec l’Agence régionale de santé Grand Est – antenne territoriale des Ardennes (France) a organisé une journée d’échanges et de réflexion sur ce thème.
 
Au total, un peu moins d’une centaine d'acteurs de la santé ont participé aux débats : présidents de communautés de communes, élus départementaux, représentants de l’ARS, du département des Ardennes, responsables des institutions de soins et professionnels de la santé, côté français. Côté belge, la Province de Namur avait mobilisé les acteurs hospitaliers, hôpitaux psychiatriques, bourgmestres des communes frontalières, facultés de médecine francophones, président de l’ordre des médecins, représentants du gouvernement wallon et de l’agence wallonne pour une vie de qualité ainsi que de nombreux acteurs de la santé.
 
L'occasion de dresser un aperçu des clichés et préjugés sur l’offre sanitaire dans les Ardennes et dans la province de Namur et de présenter plusieurs outils de structuration de l’offre comme un dispositif d’accueil des médecins sur un territoire rural, un contrat local de santé ou encore, une réflexion universitaire sur l’attractivité d’un territoire pour les généralistes. Les mesures-phares proposées par la cheffe de cabinet du ministre Maxime Prévot le gouvernement wallon pour réduire la pénurie de généralistes ont également été rappelées Deux ateliers thématiques complétaient la journée, l’un était consacré à la coopération entre les établissements de soins et l’autre à la multidisciplinarité dans l’offre de 1re ligne.
 
Cette journée a surtout permis aux mandataires et professionnels de la santé de se parler et de nouer des contacts pour demain.
 
Parmi les pistes de travail retenues à l’issue de cette première rencontre, citons :
 

  • Dans le domaine de l’offre de soins, les représentants des établissements de soins et de santé  belges et français vont éditer un livrable commun à destination du grand public belge et français afin de donner une meilleure lisibilité de l’offre franco-belge.
  • Ces mêmes établissements vont au travers d’un groupe technique optimaliser l’échange de leurs pratiques professionnelles en vue d’identifier des collaborations et  complémentarités en termes d’offre et plus particulièrement  en matière de santé mentale  
  • Des échanges approfondis entre des doyens des Facultés universitaires de médecine de Wallonie et l’ARS Grand Est ont dressé un bilan des facteurs d’attractivité et des outils à développer pour renforcer l’offre de médecine générale de proximité ,mais aussi  les possibilités et d’accueillir de l’accueil des internes belges en médecine dans les établissements hospitaliers Ardennais et des stagiaires chez les médecins généralistes maîtres de stage,
  • Enfin diverses propositions ont été évoquées pour renforcer les contacts entre ces facultués de médéceine et leurs étudiants en formation et les possibilités de stage ou d’internat que les deux territoires spécifiques peuvent proposer.
  •  L’amélioration de l’accueil des patients belges dans les institutions de soins et de santé des Ardennes dans  des filières où les établissements français sont les plus en pointe a fait l’objet des réflexions ( ex: Soins de suite et de réadaptation, addiction, sexologie …) ainsi que de meilleure complémentarités avec l’offre belge notamment en psychiatrie 
  • En matière de soins de première ligne, les participants souhaitent également établir un cadastre/état des lieux de l’offre existante de part et d’autre de la frontière afin d’articuler  les structures et les acteurs pour répondre au mieux aux besoins de la population des territoires.   
  • Un maillage entre maisons de santé, et avec les autres prestataires de première ligne est à créer de manière transfrontalière afin de favoriser les échanges de pratiques et de soutenir la couverture du territoire en matière de soins ambulatoires.
  • Un travail technique sur un meilleur partage du travail des prestataires médicaux et paramédicaux et la perspective de création de nouveaux métiers de la santé sera mis en chantier fin d’optimaliser l’utilisation des ressources professionnelles. Cette optimalisation passe également par un travail sur les interactions entre les soins ambulatoires et hospitaliers comme le projet belge « Sylos » le développe. 
  • Enfin, un groupe de travail devrait voir le jour autour de la problématique de la mobilité des patients et du rôle de la cohésion sociale dans les quartiers et les villages pour favoriser l’accès aux soins.
Ce forum n’est donc qu’une première étape d’une relance de coopérations transfrontalières en matière de santé visant à donner une meilleure visibilité de l’offre de soins et d’en améliorer l’accessibilité en proximité aux populations de nos territoires.
 
Contact : Docteur V. TELLIER, Directrice en chef de la Santé Publique de la Province de Namur (veronique.tellier@province.namur.be)
 

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