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Date de publication
05
Fév
2019

Billet santé: Journée internationale de la tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales

Billet Santé: 6 février:
Journée internationale de la tolérance zéro à l'égard des mutilations génitales féminines (MGF)

Les mutilations sexuelles féminines sont des interventions qui altèrent ou lèsent intentionnellement les organes génitaux externes de la femme pour des raisons non médicales.  Ces pratiques ne présentent aucun avantage pour la santé des jeunes filles et des femmes et constituent une violation de leurs droits.

Quelques chiffres
On estime que plus de 200 millions de jeunes filles et de femmes ont été victimes de mutilations sexuelles pratiquées dans 30 pays africains, du Moyen-Orient et d'Asie.  Cette problématique touche également certaines communautés d'immigrants en Amérique du Nord et en Europe.  C'est donc un problème mondial.

La dernière étude belge de prévalence des mutilations génitales féminines, publiée en 2018, estime que presque 26 000 femmes vivant en Belgique sont concernées par des mutilations génitales féminines, soit parce qu'elles en ont probablement déjà subis (17 575) soit parce qu'elles risquent d'y être confrontées (8 342).

Les conséquences des MG
Les conséquences immédiates sont notamment :

  • Des douleurs violentes ;
  • Des saignements excessifs ;
  • Un gonflement des tissus génitaux ;
  • De la fièvre ;• Des infections ;
  • Des problèmes urinaires ;
  • Des problèmes de cicatrisation de la blessure ;
  • Des lésions des tissus génitaux adjacents ;
  • Un état de choc ;
  • Un décès.
Les conséquences à long terme sont notamment:
  • Des problèmes urinaires ;
  • Des problèmes vaginaux ;
  • Des problèmes menstruels ;
  • Des problèmes liés aux tissus cicatriciels ;
  • Des problèmes sexuels ;
  • Un risque plus grand de complications lors de l’accouchement et de décès des nouveau-nés ; 
  • La nécessité de pratiquer ultérieurement de nouvelles opérations chirurgicales ;
  • Des problèmes psychologiques.
Raisons invoquées
Plusieurs raisons sont invoquées par les populations concernées pour justifier ces pratiques. Elles diffèrent selon les pays et les ethnies, mais aussi selon l’âge ou le sexe6.
  • Le respect de la coutume ou de la tradition ;
  • La cohésion sociale, l’intégration sociale ;
  • Le mariage ;
  • La virginité, la chasteté, la fidélité ;
  • La fécondité ;
  • La séduction, la beauté ;
  • La pureté, la propreté ;
  • La religion.
Qu’en dit la loi belge?
Depuis 2001, le Code pénal prévoit une peine de 3 à 5 ans de prison pour «quiconque aura pratiqué, facilité ou favorisé toute forme de mutilation des organes génitaux d’une personne de sexe féminin, ou tenté de le faire, avec ou sans consentement de celle-ci. La tentative sera punie d’un emprisonnement de huit jours à un an. (...)».Cependant, chez nous, très peu de plaintes sont déposées (15 entre 2009 et 2014) et aucune condamnation n’a été prononcée.

Pour plus d’informations:
GAMS Belgique : https://gams.be

 

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