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Date de publication
13
Oct
2020

10 octobre: Journée mondiale de la Santé mentale

La journée mondiale de la santé mentale a été lancée en 1992 par la Fédération Mondiale pour la Santé Mentale (FMSM) avec le soutien de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Elle est célébrée chaque année le 10 octobre, dans plus de 100 pays, pour sensibiliser le public aux problèmes de santé mentale dans le monde.

Qu’est-ce qu’une « bonne » santé mentale?
Pour l’OMS, la santé mentale englobe la promotion du bien-être, la prévention des troubles mentaux, le traitement et le rétablissement des personnes atteintes de ces troubles.

Mais dire en quoi consiste une «bonne» santé mentale est un exercice difficile. Pour le psychiatre Jean Furtos, souffrir n’est pas une maladie, mais une situation d’existence à laquelle nul n’échappe. Il définit une «bonne» santé mentale comme la capacité de vivre et parfois de souffrir dans un environnement donné et qui se transforme, sans destructivité, mais non pas sans révolte. Il s’agit donc à la fois de pouvoir vivre avec les autres, rester en lien avec soi-même, et rester créatif.

Les services de santé mentale: une ressource pour le citoyen
Les services de santé mentale (SSM) sont des structures ambulatoires qui, par une approche pluridisciplinaire, répondent aux difficultés psychiques ou psychiatriques de la population du territoire qu’ils desservent en mettant en oeuvre différents types de consultations thérapeutiques. Ils accueillent toutes populations sans distinction d’âge ou de problématique. Les types de consultations proposés sont: la consultation sociale et psychosociale (au sein du service et/ou au domicile), la consultation psychologique, la consultation médicale, la remédiation en psychomotricité et la remédiation en logopédie.

Les SSM peuvent aussi organiser des clubs et jardins thérapeutiques, c’est-à-dire des lieux d’accueil collectif et d’activités ayant pour objectifs de permettre à des usagers souffrant de troubles psychiatriques ou psychologiques sévères ou chroniques de se stabiliser au fil du temps, de renouer des liens sociaux ou d’accéder aux soins.

Enfin, ils peuvent créer des initiatives spécifiques à destination d’une population déterminée ou sur base d’une approche méthodologique particulière.

Quelques chiffres ...
Selon l’Enquête de Santé 2018 consacrée au bien-être et à l’état de santé mentale des belges âgés de 15 ans et plus, il ressort qu’1 personne sur 5 se dit très satisfaite de sa vie, et que deux tiers des sondés ont un niveau de bien-être psychologique qualifié de positif. Il apparaît néanmoins qu’1 personne sur 10 environ souffre d’un trouble de la santé mentale. Les plus courants sont les troubles du comportement alimentaire, les troubles anxieux, les troubles dépressifs, ainsi que les pensées et comportements suicidaires.

L’Enquête de Santé 2018 révèle aussi qu’un certain nombre d’enfants et d’adolescents de 2 à 18 ans éprouve des troubles émotionnels, relationnels ou comportementaux. Parmi eux, près d’1 sur 10 aurait besoin d’un accompagnement professionnel.

L’offre de la Province de Namur
Avec le soutien de la Wallonie, la Province de Namur organise pas moins de:
11 SSM généralistes sur le territoire: Andenne, Beauraing, Ciney, Couvin, Florennes, Gembloux, Jemelle, Namur-Astrid, Namur-Balances et Tamines.
3 initiatives spécifiques:
Avec Nos Aînés (ANA), qui intervient principalement sur le lieu de vie des personnes âgées, en concertation avec leurs proches et les professionnels qui les accompagnent.
La Clinique de l’Exil, qui s’adresse à toute personne étrangère ou d’origine étrangère dont la souffrance psychique est en lien avec la migration.
L’Équipe AICS, qui accompagne les auteurs d’infraction(s) à caractère sexuel, essentiellement sur mandat judiciaire.
3 clubs thérapeutiques : La S’Ours à Andenne, La Parenthèse du Lundi à Couvin et La Transhumance à Jemelle.
• 2 jardins thérapeutiques, à Bièvre et Dinant.


De plus, la Province de Namur finance entièrement une équipe mobile d’intervention en santé mentale (ÉMISM), qui travaille dans la crise et l’urgence psycho-sociale, en soutien aux médecins généralistes et aux acteurs de première ligne.

Les services de santé mentale de la Province de Namur représentent plus de 60 000 consultations par an, pour près de 5 000 dossiers différents, et près de 200 activités des clubs thérapeutiques qui réunissent des groupes de 5 à 20 personnes.

Pour plus d’informations ...

https://www.province.namur.be/sante_mentale

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