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Date de publication
16
Mar
2021

Académie de police - prestation de serment

Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple belge.
 
Quatre-vingts futurs policiers ont tour à tour prononcé ces mots, devant leurs pairs, mais aussi devant un trio d’officiels – Denis Mathen, le gouverneur, Richard Fournaux, le député provincial en charge de l’Enseignement, et Raymond Drisket, 1er commissaire et directeur de l’académie de police de la Province de Namur – qui ont reçu leur serment. Une prestation de serment indispensable… et un peu particulière puisqu’elle s’est déroulée en ligne, par écran interposé. Du jamais vu durant toute ma carrière, indiquait Raymond Drisket.  
 
Le début de carrière des policiers comprend deux moments importants : leur arrivée à l’école de police et leur sortie de l’académie, avec leur affectation. Chaque aspirant qui réussit son parcours de formation reçoit une affectation à la police locale ou à la police fédérale. Cela dit, sur le plan légal, pour qu'il puisse, sur le terrain, poser les actes qui incombent à ses missions – juridiques, judiciaires ou encore administratives -  il doit avoir prêté serment.
 
Historiquement parlant, précise Raymond Drisket, on a toujours voulu situer cette prestation de serment à l'échelon de la province. C’est donc le gouverneur de province et les députés provinciaux qui recueillent le serment de nos jeunes aspirants et qui vont leur donner acte du fait qu’ils l’ont bien reçu… avec tout ce que cela sous-entend. Cela implique que si les aspirants réussissent leur formation, ils seront opérationnels sur le terrain : ils pourront contrôler, ils pourront saisir, ils pourront arrêter. La prestation de serment est donc un acte administratif qui a des conséquences, entre autres, statutaires et juridiques.
 
Depuis près d’un an, la quasi-totalité des cours sont dispensés en distanciel ; seuls quelques cours pratiques ont, depuis peu, repris en présentiel, à l’académie de police. Les mesures liées au contexte évoluant sans cesse, il était préférable de choisir de ne pas réunir les aspirants policiers et les autorités au sein d’un même lieu. Il a donc fallu faire preuve d’imagination et réinventer la cérémonie en mode virtuel. L’impérative continuité du service public s’invite parfois dans des faits de vie aussi anecdotiques qu’inattendus.
 
Traditionnellement, la cérémonie se déroule dans une grande salle – un auditoire – qui rassemble donc non seulement les aspirants et les autorités, mais également deux personnes qui leur sont chères. Et s’il a été décidé de pouvoir associer des proches à ce moment, c’est parce qu’il représente l’instant où l’on prend réellement conscience du caractère officiel que revêt le métier de policier.
 
Au-delà de l’acte administratif indispensable et de l’instant solennel qui le concrétise, il s’agit d’une tranche de vie importante sur le plan personnel parce que symbole d’un passage. Et donc d’un moment qui se doit d’être célébré et que l’on fête usuellement en partageant le verre de l’amitié.
 
Pas d’embrassades ni de verres qui s’entrechoquent. Seules des salves d’applaudissements et la Brabançonne ont résonné pour clôturer une cérémonie en mode virtuel au cours de laquelle on a vu 80 aspirants dignes et souriants. Ces 35 femmes et 45 hommes appartiennent aux promotions 81, 82 et 83. Ils sont issus des provinces de Namur (50), du Brabant wallon (13), du Hainaut (11) et du Luxembourg (5), ainsi que de Bruxelles (1).
 
Félicitations, mesdames, messieurs. Et déjà merci pour tout ce que vous vous apprêtez à faire pour la société…
 

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