La vie ainsi faite, jalonnée de changements. Certains sont attendus, voire choisis ; d’autres surviennent sans prévenir. Du passage à la retraite à l’évolution des responsabilités familiales, de la perte d’un proche à la diminution de l’autonomie ou à l’entrée en maison de repos, ces événements peuvent ébranler les repères construits au fil des années et fragiliser l’équilibre de chacun et chacune.
C’est à cette réalité que s’intéresse Impulse. Jusqu’en 2029, le projet Interreg réunit des partenaires belges – dont la Province de Namur – et français autour d’un objectif commun : améliorer la santé mentale et la qualité de vie des personnes de 50 ans et plus en milieu rural. Il s’agit concrètement de soutenir la capacité des seniors – au sens très large du terme – à faire face aux exigences et aux épreuves qui jalonnent leur chemin. Et ce sur ce quoi se concentre Impulse, c’est la prévention. Son action se situe en amont.
Prévenir plus que guérir
L’idée, c’est de donner des clés, des outils qui vont renforcer la capacité des gens à faire face à ces événements, défis de la vie quotidienne. Dans le jargon, on parle de compétences psychosociales : gérer son stress et ses émotions, maintenir des relations positives et préserver des liens sociaux, s’entourer de personnes ressources et solliciter de l’aide lorsqu’on en a besoin ou encore garder sa confiance en soi face aux difficultés. Ces compétences constituent de véritables facteurs de protection pour la santé mentale.
Trois communes namuroises au coeur du projet
Pour atteindre ses objectifs, Impulse s’articule autour de trois axes complémentaires. L’un d’entre eux porte sur la déstigmatisation des questions liées à la santé mentale. L’idée est de faire évoluer les regards sur un sujet qui reste entouré de nombreux préjugés, y compris chez les plus âgés eux-mêmes. Il s’agit donc de faire évoluer les représentations qui entourent encore la santé mentale, mais aussi de lever certains freins qui peuvent empêcher des personnes de 50 ans et plus de parler de leurs difficultés – car elles aussi peuvent être confrontées à l’anxiété, à la dépression ou à d’autres formes de souffrance psychique – ou de demander de l’aide auprès des services existants. Le projet entend, en quelque sorte, promouvoir une approche positive de la santé mentale.
Un autre axe est consacré à la formation des professionnels et des aidants-proches qui entourent les personnes de plus de 50 ans au quotidien. Ce volet est conduit par la haute école provinciale.
Enfin, le projet consiste à développer des dynamiques locales participatives sur plusieurs territoires pilotes, deux belges et deux français. L’ambition est d’y mettre en place, avec les personnes concernées et les acteurs locaux, des initiatives adaptées aux plus de 50 ans et susceptibles de renforcer les compétences psychosociales au plus près des réalités vécues.
En province de Namur, le projet se déploiera dans les communes de Florennes, Philippeville et Walcourt, sous la conduite de l’équipe du secteur Vivre Mieux. Une première étape consistera à réaliser un état des lieux des initiatives existantes et des besoins encore non couverts sur ces territoires. Ce travail de diagnostic permettra d’identifier les ressources déjà présentes, de mettre en lumière les manques et de faire émerger de nouvelles pistes d’action concrètes pour renforcer le bien-être mental des plus de 50 ans.
À travers Impulse, les partenaires entendent ainsi mettre en place un véritable écosystème transfrontalier de prévention qui développe des réponses adaptées aux réalités du terrain, renforce les collaborations locales et encourage une approche positive de la santé mentale au bénéfice des personnes de plus de 50 ans vivant en milieu rural.

Envie de participer à la matinée du 7 octobre ? C’est par ici qu’on s’inscrit : https://forms.cloud.microsoft/pages/responsepage.aspx?id=ts1ufHL1AkKbrG5lfYSlKONoBqhs8OpPpR_CmoGlDPZUQkZSWDdJWTJLSzRHUVhNMUU5VEpDTklNTy4u&route=shorturl